Martina Charbonnel D’une certaine façon oui, du moins dans l’esprit de bien des gens. Les dogmes religieux instaurent des pratiques limitant les possibilités d’une rencontre mystique avec Dieu. Mais curieusement, les gens qui le rejettent le font très souvent au nom d’une idée arrêtée selon laquelle si Dieu existait, il s’occuperait un peu mieux de l’humanité. C’est assez paradoxal mais (du moins en Europe), l’athéïsme contribue pour une bonne part à définir Dieu. semant le doute chez les chrétiens, croyant de moins en moins aux miracles et la la vie éternelle. Mais l’athéisme définit-il Dieu où le fige-t-il dans des clichés correspondant à l’idée qu’ils se font de Dieu? Cette question est au coeur de ce livre. Entre parler au nom de Dieu ou le rejeter parce qu’il ne serait pas assez divin pour régler les affaires du monde, il existe aussi pour notre plus grand bonheur des occasions de vraies rencontre avec lui.
Q. Vous renvoyez donc dos à dos les religions et l’athéisme ?
M. C L’athéïsme et les dogmes religiieux sont à mon sens les deux principaux obstacles à une l’approche mystique sensible et surnaturelle qui seule pemet d’entrer en contact avec la vraie nature de Dieu.
Les deux sont omniprésents et se heurtent de front alors que dans bien des cas les deux tournent le dos à Dieu . Pourtant, ni l’un ni l’autre n’excluent une vraie rencontre avec Dieu aussi bien pour les gens athéées que pour ceux qui se reconnaissent dans une religion à partir du moment où ils rompent avec toute rigidité dogmatique pour faire de la spiritualité le fondement de leur vie.
Q. Ce livre propose-t-il des solutions pour mieux vivre en harmonie avec Dieu ?
M.C Ce livre interpelle le diverses religions sur leurs pratiques régressives et opprimantes, sur leur manque de compassion, il évoque les incontounables questions face aux cataclysmes, il aborde le thème de l’enseignement confronté aux religions, il s’interroge à propos du Mal, de la justice, du remords et du pardon, il évoque les impostures et les délires des sectes. Il ne s’allège que dans l’évocation du chemin de la possible rencontre avec Dieu.
Á un moment, il faut quitter la route empruntée par le plus grand nombre, prendre un petit chemin de traverse, vers Dieu, vers soi , un chemin mais pas une fuite car retrouver Dieu , c’est s’ouvrir à lui mais aussi à autrui .
Dans la conscience de Dieu, autrui devient parfois une véritable planche de salut mais auparavant, il faut éprouver la solitude du chercheur de lumière , dépasser la tristesse de ne pas être pas compris des autres et oser reconnaître la miracle quand il se présente. Il est alors possible de se dire : « Dieu m’engage ». Libérez Dieu, c’est s’engager plus en lui.