"Ma première rencontre virtuelle avec Martina Charbonnel a eu lieu sur son blog « l'art franchi » consacré à la peinture, qu'elle animait sur le site du Nouvel Obs. Sa démarche
d'explication m'a permis de pénétrer un domaine qui m'était étranger: un mouvement de peinture contemporaine, avec des « clés » pour passer de "l'autre côté de la toile".
Sur un autre blog, Martina a exposé sa démarche mystique, avec simplicité et conviction, ce qui a ensuite été développé dans ce livre.
Le titre « Une aventurière de Dieu » se réfère à son cheminement dans la pensée mystique, hors des chemins balisés des religions instituées.
Son approche est présentée par cette phrase du livre:
« pour moi la conscience de Dieu ne relève pas du croire. C’est une expérience intime qui laisse une empreinte indélébile aux gens qui ont senti cette Présence au plus
profond d’eux-mêmes ».
Dès son enfance, Martina a fait le choix d'une démarche de foi (recherche, confiance), comme un acte volontaire, et non pas subit ; vécu, et non pas théorique.
Sur son itinéraire, elle a cherché et a eu la conviction de trouver des signes/significations dans le monde et sa propre vie « en remplaçant « hasard » par « Dieu », on découvre
que ce n’était pas une erreur et qu’il suffit juste de chercher le sens des évènements de l’existence. ».
Pour autant, il ne s'agit pas d'une démarche essentiellement contemplative, mais dynamique, dans les difficultés, les rencontres, les passions : « Je ne crains pas la
démesure des sentiments »
Et bien sur, l'art, découvert seule, puis développé avec son mari Georges Koutsandréou, dont elle partage la démarche, avec son propre style « j’ai toujours su que l’art était
l’une des ouverture au monde spirituel que l’on me cachait, donc la vraie vie. ».
La foi s'exprime dans les actions, accompagnée d'une réflexion sur la notion de responsabilité:
« La compassion n’exige pas de moi de me sentir responsable de ce qui est arrivé à un moment où je n’étais pas née [...] Il faut en garder la mémoire pour savoir jusqu’où peut
aller l’être humain afin de ne pas le reproduire. [...] Nous dégager du fardeau de ce qui ne nous incombe pas permet d’être présents face aux responsabilités qui sont les nôtres
aujourd’hui. »
« Quand l’appel à la compassion s’adresse à la foule, c’est une manipulation »
et aussi « mettre un enfant au monde, c’est faire le choix de l’innocence. [...] Il n’y aucune négation, aucun manque de respect envers les victimes dans cette envie de croire en
d’autres possibles. »
Un thème que Martina développe également est celui du pardon, comme libération par rapport à la rancune et la haine, pour franchir une étape, sans oublier. Libération de celui qui
pardonne et de celui qui se sent pardonné. Mais le pardon nécessite que l'offense ne se poursuive pas.
Le pardon accordé et le pardon demandé, aux autres et à Dieu.
La dernière partie expose les rencontres spirituelles, le surnaturel, les signes, qui s'adressent à ceux qui les regardent et veulent y trouver une lumière. Les expériences mystiques sont
à comprendre par le lecteur comme ayant été ressenties comme réelles par l'auteur, indépendamment de ce que chacun peut considérer comme matériel ou magnifié.
A chaque lecteur de confronter avec ses convictions et sa sensibilité." JF Nolat
"Je crois que Martina Charbonnel atteint, sans le savoir peut- être, sûrement même, le but que chacun se fixe quand il se place au cœur de sa tâche: exprimer, dans la façon dont on le
fait, le nom secret de ce qu'on fait. " A.S
" Le temps fort du livre se situe dans les chapitres sur les miracles qui ne manquent pas d'interroger. Je ne sais pas si l'on peut encore parler de surnaturel quand la présence de
Dieu se manifeste de façon aussi naturelle. Le miracle s'inscrit dans le décor de la vie quotidienne sans jamais tomber dans le spectaculaire : de quoi ébranler les gens les plus sceptiques ".
Françoise Lemoine
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