extrait n°1

Rien ne me prédisposait à écrire un livre sur l'euthanasie et pourtant   j'en ressens  impérativement le besoin. Je ne fais pas partie du milieu médical. Je n'ai pas assisté à l'agonie d'un proche dans des conditions d'intolérable souffrance ou de bien triste déchéance.


  Je ne suis pas  non plus particulièrement inquiète en  pensant à ce que sera ma propre mort.  N'ayant  pas une grande capacité d'endurance à la douleur physique, j'espère  ne pas trop y être confrontée, mais ceci ne me préoccupe pas au point de demander qu'une loi soit votée pour que l'on abrège ma vie  si je souffrais trop. J'espère seulement que lorsque viendra ce jour, les unités de soins palliatifs se seront développées  et que je pourrai y avoir accès. Mes  conditions de vie  étant particulièrement précaires, je crains  bien plus de mourir des conséquences d'un trop grand dénuement que d'un cancer, mais il est  vrai que l'un n'empêche pas l'autre.


  Mais alors, pourquoi  me sentir concernée par la l'euthanasie au point d'y consacrer un livre ? C'est en partie parce que cette  question me tourmente depuis le jour  où mon père m'a annoncé qu'il militait pour l'ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité), il y a plus de 25 ans. Entendant  pour la première fois parler d'euthanasie,  je tombai des nues sans comprendre son obsession de ne pas s'éterniser sur terre  en cas de maladie grave. Les explications  qu'il donnait semblaient  s'appuyer   sur  des considérations irrationnelles à propos de cette déchéance humaine qu'il ne voudrait jamais vivre, la mort lui semblant moins pénible. Mes parents affirmaient  avoir signé un papier pour  demander l'euthanasie si leur état de santé  se dégradait trop et comme ce n'était pas légal, ils  disaient que  cette directive  visait à surtout   à  éviter tout d'acharnement thérapeutique.


   Cette demande  d'euthanasie nous heurtait,  mon époux et moi, car nous  ne comprenions pas trop  cette soudaine préoccupation. Mon père souffrait de graves problèmes cardiaques,  mais  malgré  les médicaments  et les interventions chirurgicales successives, il n'avait pas changé ses habitudes alimentaires et ne voulait  pas non plus renoncer à  son apéritif  quotidien ni à son petit  whisky  après le repas. Il disait que si c'était pour vivre en se privant, il valait encore mieux mourir, la vie pour lui étant indissociable de ces petits plaisirs  dont il a fini par décéder à  68 ans.


  Il avait une confiance absolue en la médecine qui selon son expression, réparait le corps comme on change une pièce de voiture. Si  le "médecin garagiste"  ne pouvait plus remettre la machine en état de marche, il était normal qu'elle aille à la casse. Pas étonnant qu'il ait alors   envisagé que  ce soient les mains médicales habilitées à sauver des vies  qui puissent donner la mort,  si dans son idée, les conditions de survie rendaient  son existence insupportable.
  En parlant avec mes parents  pour les comprendre,  j'ai entendu des argu

ments qui n'avaient pas grand chose à voir avec la souffrance liée  aux derniers instants  d'une maladie incurable.  Ils disaient ne vouloir être à la charge de personne et  souhaiter mourir  le jour où ils cesseraient  d'être autonomes.  La question que je me posais avec angoisse était de savoir à partir de quel moment ils jugeraient leur situation intolérable   au point  de  souhaiter  voir leur vie  abrégée. Quel était leur  seuil de tolérance à la douleur ou encore  à la frustration  ?
  Des  années plus tard, j'ai eu la confirmation de ce que je pressentais. J'ai compris pourquoi les prises de positions de mon père  me mettaient aussi mal à l'aise. Depuis qu'il était à la retraite, il militait activement au sein de  l'ADMD.  Son engagement  associatif  dont   bien des gens chantaient les louanges  étaits urtout au service de la revendication   de l'euthanasie. En  tant que responsable local il avait été interviewé dans le journal de Saint-Denis.  Très fier de cet article avec sa photo, il me l'a envoyé, sans imaginer un seul instant que je puisse être peinée et choquée.


   N'ayant que peu de contacts   avec mes parents,    j'ai évité de le contredire.  Pourtant, la lecture de cet article m'a   indignée ! Lors de cet entretien, il disait avoir été convaincu du bien-fondé de l'euthanasie en assistant à la dégradation de l'état de sa mère. Vu qu'il ne donnait pas plus de précisions, le lecteur   pensait  qu'elle avait dû souffrir d'une longue et grave maladie pouvant expliquer le désarroi et de son entourage impuissant à soulager sa souffrance. Je savais qu'il n'en était rien.
     Ce que mon père semblait considérer comme une déchéance humaine justifiant le recours à l'euthanasie  s'appelait  la vieillesse. À la fin de sa vie, ma grand-mère qui  habitait chez mes parents  ne souffrait pas d'autre maladie qu'une bronchite chronique dont les quintes de toux provoquaient parfois des fuites malencontreuses. Lui  proposer des protections  aurait permis de résoudre les conséquences  de  ce problème  ne regardant personne d'autre  qu'elle. Mais en ce temps-là, ces choses-là ne se disaient pas. Ma  grand-mère honteuse n'en parlait jamais non plus et s'évertuait à asperger le canapé de parfum  pour masquer les odeurs qui devenaient encore plus écœurantes.


  Comment est-il possible  de préférer voir sa mère euthanasiée plutôt que d'aborder, si nécessaire avec un médecin,  le problème des fuites urinaires qui semblaient la rendre si  malheureuse ? Bien que mon père n'ait jamais dit  ouvertement que sa mère aurait dû mourir avant l'heure, son affirmation de ne jamais vouloir se trouver dans cet état condamnait d'emblée certains aspects de la vieillesse.


  Pourtant ma grand-mère dont le souvenir chez mon père, évoquait l'image d'une terrible dégénérescence avait un appétit de vivre peu commun. Elle avait surtout le défaut d'être en avance sur son  temps et de  bousculer le stéréotype  de la petite mamie respectable.  Pour mes parents, son grand âge devait l'inciter à rester dans son coin, comme un meuble. Or l'originalité de mémé  était parfois encombrante, surtout depuis qu'elle habitait chez eux. Si cette cohabitation  pesait  à  mon père,  ce n'était pas la seule raison de son rejet de sa mère.En vérité,   il ne l'avait jamais vraiment supportée. Il lui reprochait d'avoir été  superficielle, inconstante et immature  ce qui l'avait obligé, lui, à mûrir trop vite sans avoir connu l'insouciance de la jeunesse.


   Comment en était-elle arrivée  à  vivre chez  son fils  après deux mariages  et deux veuvages   et après avoir travaillé durant  toute sa vie ? Mes parents lui avaient demandé de vendre son appartement  afin de leur permettre d'acheter leur maison de campagne. En contrepartie, ils lui ont proposé de venir habiter chez eux. Ne supportant pas la solitude après le décès de sa sœur, elle avait accepté. Le  voisinage la trouvait  amusante  originale et sympathique mais sa  présence avait fait prendre à mes parents  la vieillesse en aversion.


  Lorsqu'elle disait à des voisins qu'elle aimerait retrouver un compagnon, ma mère était gênée. En  regardant  à la télévision, une séquence de baiser  appuyé, ma grand-mère pouvait  dire  :  " C'est dégoûtant"  avant d'ajouter   : "Quand je pense que je ne peux même plus en faire autant, c'est vraiment dégoûtant ! ". Scandaleuse mémé qui aurait voulu prendre la vie à bras le corps, pour la célébrer jusqu'à ses derniers instants  quand son entourage lui rappelait jour après jour que son temps était compté.  Si elle vivait encore aujourd'hui,  ma grand-mère s'amuserait avec ses amis Facebook et  trouverait peut-être  un compagnon parmi eux. Cela semblerait normal et elle aurait le droit de vieillir dans la dignité.
  Elle est décédée dans une maison de retraite  à 86 ans  juste après avoir vu une photo de   mon fils né  quelques mois plus tôt.  Elle a sans doute  compris, qu'il ne lui serait jamais donné l'occasion de serrer son arrière-  petit-fils dans ses bras.  Elle n'était pas malade,  mais le sentiment d'abandon lui a donné envie de  mourir.  Tout ça  plutôt que de mettre des protections contre les fuites urinaires !


    Mon père qui  ne voulait jamais en arriver là, par peur de la grande vieillesse a malheureusement été entendu. Il n'a pas été euthanasié mais il est mort  à 68 ans dans des circonstances  médicales  jamais  vraiment éclaircies.


    En vacances à Carcassonne  au sortir d'un restaurant, il s'était   plaint de très vives  douleurs au ventre.  Conduit à l'hôpital  le chirurgien  avait  diagnostiqué une cholécystite, mais n'avait pas voulu prendre le risque de l'opérer de la vésicule biliaire  à cause de ses antécédents cardiaques ou peut-être à cause des complications de la maladie.  Etait-il déjà trop tard ? Hélitreuillé jusqu'à  l'hôpital d'Amiens, non loin de chez lui  il n'a pas été opéré et il était même question qu'il   rentre à la maison  à l'issue  du week-end.  On lui a  alors servi  un repas normal  qu'il n'a pas supporté et ce n'est qu'une fois en réanimation que l'opération a été tentée sans succès.


    La famille a demandé une autopsie pour connaître les causes exactes  de son décès, mais n'étant pas sur place pour  consulter son dossier, j'ai dû me contenter  des conclusions qui semblaient satisfaire ma mère  qui a admis que vu son état de santé, il n'y avait plus rien à faire.


    Pourtant, me suis souvent demandée si ce papier qu'il avait  signé pour autoriser  l'euthanasie  n'avait  pas décidé les médecins à ne pas  tenter  une opération  incertaine qui aurait laissé des séquelles irréversibles  dont il ne voulait pas. Lui qui craignait  que la souffrance ne s'éternise ne s'est pas vu partir.  Est-il mort dans la dignité comme il le souhaitait ?    Ce qui est certain,   que digne ou pas, il n'attendait pas la mort à ce moment-là.  Il comptait  vivre beaucoup  plus longtemps, comptant sur la médecine pour réparer les conséquences de ses excès  Á quoi avait servi son militantisme à l'ADMD  puisque la mort  l'a surpris au sortir d'un restaurant en vacances ?


  Plus que  la situation éprouvée, c'est la mort fantasmée  qui pousse un grand nombre de personnes à mettre leur espoir dans l'euthanasie comme une façon peut-être d'apprivoiser la mort en l'appelant avant l'heure dans un déni qui ne dit pas son nom
 

extrait n°2


 
"Si l"engagement de mon père en faveur de l'euthanasie  m'a sensibilisée  aux ambiguïtés de ce projet de société, ce n'est  pourtant pas seule la raison de ce livre.
  Mon unique fils est  un adulte handicapé très vraisemblablement autiste Asperger puisque ses problèmes remontent à la petite  enfance. Il n'a jamais  eu droit à ce diagnostic, car le Centre de ressources pour l'autisme  de notre Région  (CRA ) habilité à  l'établir ne le fait qu'à la demande de psychiatres qui   pour la plupart  ne reconnaissent pas le syndrome d'Asperger, notamment pour les adultes.. Je  ne dispose pas des moyens  financiers suffisants pour  l'orienter vers le privé. 
  Après tout, peu  importe le diagnostic  du moins pour le moment, car  si ses difficultés sont aisément perceptibles, la personnalité de mon fils mon fils ne peut se limiter à une définition psychiatrique. Doté d'une prodigieuse mémoire et d'une intelligence qui  donnait à penser aux enseignants qu'il était surdoué,   il est surtout un peintre à la démarche artistique très affirmée. Pour  peu que l'on ait conscience  que l'unicité d'une  œuvre  signe le grand art,  sa peinture  vaut le détour.
  Vu sous cet angle-là,  on peut se demander pourquoi  il pourrait être concerné par l'euthanasie. Il est vrai que  mon fils   a des qualités qui  demandent à s'épanouir s'il n'était rattrapé par des obsessions dévorantes qui font fuir les personnes à qui il en parle. Á force de nuire à sa vie sociale, elles l'enferment dans la solitude et provoquent chez lui de graves crises.
  Il y a quelques mois, il   a été hospitalisé et il se  pourrait  que ce ne soit pas la dernière fois. Je ne sais pas comment évoluera sa maladie. En l'absence du diagnostic et de la thérapie adaptés à son cas, les traitements psychiatriques  risquent de ne pas  avoir beaucoup d'effet sur lui. Lorsque je vois le manque criant de structures pouvant accueillir les malades psychiques à la sortie de l'hôpital, je ne peux pas ne pas me poser de questions.
  Tant que les    familles  assument  l'accompagnement d'une personne dépendante,  la question de l'euthanasie  ne se pose pas Mais si l'on demande  à la collectivité des  structures  de prise en charge du handicap  dans un contexte économique qui  cherche à limiter les dépenses sociales, les patients  dont les familles ne s'occupent pas seront  abandonnés. Parmi les personnes sans-abri, beaucoup ont des problèmes psychiatriques et ne sont pas soignées. Certaines  restent à l'hôpital, faute de pouvoir être envoyées ailleurs. Si personne ne  s'intéresse  à ce qu'elles deviennent, elles pourraient être en  danger,  le jour où l'euthanasie sera légalisée.
  Á peine mon fils  a-t-il été hospitalisé qu'il a dit que  des infirmiers évoquaient   le prix de la journée d'hôpital comme si l'on voulait culpabiliser les malades de coûter cher à la société. "
    Mon  fils chéri est un peintre attachant et imaginatif  avec lequel  nous vivons des moments heureux lorsqu'il va bien, mais que des gens ont menacé de mort suite à certains de ces horribles propos lorsqu'il va moins bien. Je suis pourtant  bien placée pour savoir  que  chaque personne vivante est perméable à l'amour, quel que soit son état.  


     Pour aller vers un être humain dont  la façon de communiquer est éloignée de celle qui régit l'ensemble des échanges, le chemin est  souvent  chaotique, périlleux  et parfois  décourageant. Grande  est la tentation de renoncer. Pourtant,  maintenir ce lien     fait plus   que  de garder cette personne en vie car cet accompagnement nous  restitue de l'amour et de l'humanité. Dans un tel lien, il  n'y a rien d'indigne  ni pour la personne dépendante  ni pour celle qui la soutient. 
 

extrait n°3

Mais que vient faire le psychiatre dans ce texte de loi  ( belge) voté le 28 mai 2002 ? Les partisans de l'euthanasie se sont évertués à  mettre en avant la souffrance en   phase terminale  de cancer ou  parfois comme dans le cas de Vincent Humbert, des conditions d'existence  telles  que la plupart des gens trouvaient légitime d'abréger son calvaire.. Et l'on nous parle maintenant de maladies psychiatriques ? 
  Les hôpitaux psychiatriques sont emplis de gens qui  ne veulent plus vivre.  "Je veux mourir. "Tuez moi ! "  criait une femme aux infirmiers dans l'unité de soins où était admis mon fils !  Jusqu'à présent,la société    et les soignants s'évertuaient à remettre sur pied des personnes si désespérées qu'elles songent à mourir. 
  Je dois reconnaître que j'ai observé beaucoup de chaleur et de dévouement de la part des infirmiers. Avec une psychothérapie  des médicaments, un suivi  et des hospitalisations ponctuelles en période de crise la plupart des malades psychiques  parviennent  à se stabiliser et vivre hors  de l'hôpital, créer, parfois rencontrer l'amour ou travailler. Pourtant, presque tous ont  voulu mourir un jour  parce qu'ils souffraient trop.
  Va-t-on  désormais accéder à leur demande, moyennant un mois de délai ? Les personnes qui travaillent en psychiatrie ont souvent choisi ce métier par  vocation. Se pourrait-il qu'elles considèrent désormais l'euthanasie  comme une solution à la maladie ? Va-t-on cesser de se battre pour redonner goût à la vie à des gens désespérés ? Faudra-t-il laisser quelqu'un se suicider sous nos yeux parce qu'après tout, "c'est son choix   "?
  Michel  Onfray évoque  également le suicide en terme de liberté. Peut-on ériger la liberté en symbole  d'indifférence et d'abandon des plus fragiles à leur  sort en se disant  que chacun  est libre de se supprimer ? L'assistance au suicide va-t-elle faire de la non assistance à personne en danger, un des nouveaux principes éthiques  qui régissent notre société ?
  Imagine- t-on désormais une personne  schizophrène  disant à son psychiatre  :" Je voudrais mourir  "
  Le psychiatre répondant :   " Oui, c'est une possibilité. Vous êtes libre de faire ce choix, mais il   faut compter un délai d'un mois pour satisfaire  votre demande." .
  Juste après, le psychiatre lui ferait signer un papier disant  qu'il veut être euthanasié  et dans la foulée lui demanderait  une autre signature pour autoriser  le don d'organes (comme ça se fait maintenant en Belgique   lors de la signature de l'autorisation de l'euthanasie) . Et ainsi, la personne malade devrait avoir la satisfaction de savoir que sa vie n'aura pas été inutile puisque certains de ses organes sauveront d'autres vies  !
  Quel genre de médecins  formera  l'Université du 21ème siècle ? Où est passé le serment d'Hippocrate ?  Et  si durant le mois de sursis lui restant,    le  candidat au suicide assisté rencontrait l'amour et  l n'avait plus envie de mourir ? Trop tard  ! Ce qui est signé est signé  Et puis étant  encore jeune, ses organes  en bon état peuvent être utiles.  On peut être considéré comme déchu par la société  mais récupérable en pièces détachées !
  Le  projet de loi sur l'euthanasie interpelle réellement  les malades  en psychiatrie. De là  à y voir une forte demande, il n'y a qu'un pas que les partisans de l'euthanasie franchissent allègrement.
    Julien a 35 ans Entre deux hospitalisations, il vivait  chez ses parents âgés. Sa mère vient de décéder et  à 77 ans son père ne se sent pas la force de continuer seul  la lourde prise en charge de son fils.  Julien souffre  beaucoup de la perte de sa mère dont l'amour le rattachait à la vie. "Si l'euthanasie était votée" dit-il,  "je  la demanderais".
    Est-il plus simple de donner la mort à un homme fragile et  désespéré d'avoir perdu la seule personne  pour lequel il se savait important   que de donner de l'amour ? Est-il plus facile d'aider une personne malheureuse à mourir que de l'aider à vivre ? Si Julien demandait l'euthanasie, ne serait-ce pas une façon de   se plier à ce qu'il croit que la société attend de lui, percevant  que s'il ne compte plus pour personne, tout peut arriver ?
   La dérive  observée en Belgique était  bien contenue dans le texte de loi Qu'est-ce qu'une personne consciente   en psychiatrie alors que sous l'effet de certains médicaments, on peut faire dire ce que l'on veut à un malade déjà diminué et manquant de confiance en lui du fait de son hospitalisation ?
    "Ne parlez pas à  a la place de votre fils place" m'a dit un infirmier.  Sur le moment je me suis sentie frustrée, car je pensais que ce que j'avais  à dire aiderait l'équipe soignante à mieux le comprendre. Mais  en moi-même, je savais que cet infirmier avait raison. Pour une personne souffrant de troubles  psychiques, il est si  difficile de dire  "je" que  son entourage a souvent  tendance à anticiper ses souhaits.

 

Parution en 2015

Le livre

 

LA CHARLITUDE, ÇA N'EXISTE PLUS

de  Martina Charbonnel

107 pages noir  et blanc 14,85x21 illustrations N et B

9,80 €

 ISBN  : 979-10-90342-21-7

 2014

 

MOUVEMENT CONJONCTION

L'avant-garde en peinture

Auteurs :

Georges Koutsandréou et Martina Charbonnel


Le livre MOUVEMENT CONJONCTION Bannière 648x6

153 pages couleurs  format A4 39,59 €

ISBN : 979-10-90342-19-4

2013

 CLONITUDE

de  Martina Charbonnel

Roman ( écrit en 1997)

200 pages(14,8x21cm)  16 €

979-10-90342-16-3

2012

Le livre L\'enterrement du dernier peintre

L'enterrement du dernier peintre

de Martina Charbonnel


Livre sur l'art contemporain

283pages 14,85x21 16 €

ISBN :  979-10-90342-08-8

 

Le livre L\'injection létale

L'injection létale

Les dangers d'une loi sur l'euthanasie

de Martina Charbonnel

109 pages  14x85x21  11,50 €

 ISBN  979-10-90342-12-5


Vague rose sur fond noir

de Martina Charbonnel

Politique  ; élections 2012

247 pages 14,8 X 21

14,50 €

  ISBN  :979-10-90342-07-1


Du vent et des larmes

de Tramontane ( Martina Charbonnel)

Politique : élections de 2007

193 pages 11x17

11€

 ISBN : 979-10-90342-06-4

 2011

Bagages accompagnés

de Martina Charbonnel 

Théâtre  (1994)

62 pages  14,8x2  12€

ISBN: 979-10-90342-05-7

 

Tapage nocturne

de Martina Charbonnel

Théâtre (1995)

111 pages   12 €

ISBN : 979-10-90342-04-0

 

Jeu de l'Oie

de  Martina  Charbonnel

Théâtre  (1985)

68 pages 14,85x21  11€

ISBN : 979-10-90342-03-0

 

La sourcière

de Martina Charbonnel

Théâtre (1985)

59 pages 14,85x2  11€

ISBN : 979-10-90342-02-6


Fais le beau !

de Martina Charbonnel

Théâtre (1985)

68 page 14,85x 21  11€

 ISBN : 979-10-90342-02-6

 

Théâtre I et II

de Martina Charbonnel ( 1984)

"Tombe amoureuse"

 "Faux-fuyant "

73 pages  11€

ISBN : 979-10-90342-00-2

 

La maternelle

 de Martina Charbonnel

Théâtre ( 1985)

80 pages  14,85x21  11 €

978-2-9536608-9-0


2010

Les meubles parlent

de Martina Charbonnel

Théâtre  (1993)

112 pages 14,8 X 21  13 €

 ISBN : 978-2-9536608-8-3

 

Gens d'entresol

de Martina Charbonnel

Théâtre  ( 2004)

82 pages  14,8x21  11,60 €

  ISBN : 978-2-9536608-7-6

 

UNe aventurière de Dieu

Le livre Une aventurière de Dieu

Une aventurière de Dieu

de Martina Charbonnel (2009 )

Témoignage spirituel

266 pages  16 €

 ISBN 979-10-90342-12-5

 

La grognasse

Le livre La grognasse

La grognasse

 de Martina Charbonnel

Roman humoristique 

 152 pages   12,50 €

ISBN : 979-10-90342-09-5

 

La Toile

Le livre La Toile

La Toile

de Martina Charbonnel

Théâtre :  (2007)

93 pages 14,85x21 10,10

 ISBN  : 978-2-9536608-3-8

 

Gigaconsom 

de Martina Charbonnel

  Théâtre  ( 2005)

Édition 2015 :

79 pages  14,5x21  9,60 

ISBN : 979-10-90342-23-1


L'être aimé invisible

de Martina Charbonnel

Amour et métaphysique

152 pages 11x17  9 €

N° ISBN : 978-2-9536608-4-5

Libérez Dieu  ! Lettre ouverte à Dieu

de Martina Charbonnel

123 pages 11x17

9,53 €

 ISBN :978-2-9536608-1-4