Début de " Bagages accompagnés"

La valise, le sac à dos, le sac d'enfant

 

DÉCOR : La soute à bagages d'un avion. Au début de la pièce, les personnages sont roulés en boule de façon à ce que ni la tête ni les membres ne dépassent. Ils sortent d'abord la tête, puis un bras après l'autre et enfin une jambe après l'autre.

Le sac d'enfant sortira brusquement la tête et les membres, juste au moment de parler. 

 

La valise ( une fois déroulée) : Quelle angoisse, ces départs ! C'est toujours la même chose ! Quelle cohue ! Je suis éreintée. Ces bagagistes qui nous malmènent   sans le moindre égard ! Ils pourraient faire un peu plus attention ! Ces tapis roulants qui heurtent mon contenu, ces passerelles interminables ! Je me sens cabossée de partout ! Je vais enfin passer un moment plus tranquille dans cette soute à bagages. Nous sommes tout de même un peu à l'étroit. Quelle affluence de sacs et de valises, ici ! J'ai l'impression d'étouffer. Ça sent les départs en vacances. De la vraie folie, tous les étés ! Quelle galère ! Et le voisinage n'est pas des plus distingués ! Pourquoi m'ont-ils collée contre ce vulgaire sac à dos ? ( au sac à dos :) Vous ne pourriez pas prendre un peu moins de place ?

 

Le sac à dos : Pas la peine de vous énerver! Je ne prends pas plus de place que vous !

 

La valise : Vous ne vous êtes pas regardé ? J'ai un miroir si vous voulez. (Elle fouille dans une de ses proches et sort un miroir.) Avez-vous vu comme vous êtes ventru, sale et difforme avec vos allures de sac à puces ?

 

Le sac à dos : Je vous en prie : Gardez votre miroir ! Il a pu m'arriver de transporter des puces   dans mes affaires, mais pas plus que n'importe quel bagage. Vous-même avez peut-être déjà connu ce désagrément ?

 

La valise : Comment osez-vous ? Ecoutez-moi bien ! Vous ne savez même pas à qui vous parlez. Je suis la valise de Sarah River et j'ai donc droit à certains égards.

 

Le sac à dos : Enchanté, mais je ne connais pas cette personne.

 

La valise : Vous ne connaissez pas Sarah River, le célèbre top model ?

 

Le sac à dos : Non et je n'en ai rien à faire. Et maintenant, laissez-moi voyager tranquille !   Je vous vois venir ! Allez   faire du gringue à une valise de star s'il y en a dans d'avion !

 

La valise : De la drague moi ? Vous prenez vos désirs pour des réalités ? Ma mauvaise humeur, c'est surtout parce que votre présence m'indispose ( aux autres valises :) N'êtes-vous pas d'accord avec moi ? Etre obligée de voyager à côté de sacs de clochards ? Ça vous dérange pas, vous ? Ah, elles veulent pas répondre ? Personne n'ose se mouiller. Résignées avec ça ! Prêtes à tout supporter ! Mais enfin, réagissez ! Muettes ! Elles sont muettes. Rien dans le ventre. Ah, ce sont de pauvres bagages de congés payés. Enfermés à longueur d'année dans des placards... Ça ne vit qu'au moment des vacances et le reste du temps, ça reste amorphe et ça ne ressent rien du tout, non rien du tout !   Et bien, les conversations se font rares. Ils ne parlent peut-être pas français. Je devrais me montrer plus aimable avec ce sac à dos.

 

Le sac à dos : Madame la valise de Sarah River semble devenir plus raisonnable...

 

La valise : C'est tellement sinistre, un voyage silencieux. Mais vous, qui êtes vous ?

 

Le sac à dos : Vous ne me reconnaissez pas ? Je suis le sac du célèbre peintre, Julien Rambert.

 

La valise : Je ne sais pas du tout qui est ce monsieur. Est-il vraiment connu ?

 

Le sac à dos   ( riant) : Vous devriez pourtant en avoir entendu parler. Le seul problème, c'est qu'il est totalement inconnu... ou presque. Disons qu'il est surtout apprécié par ses proches.

 

La valise : Je m'en doutais. Á voir votre allure, on ne se fait guère d'illusions.

 

Le sac à dos : Vous avez peut-être raison. S'il était célèbre, mon plan de carrière serait fort différent et je ne resterais sans doute pas bien longtemps à son service. Ce serait dommage parce que je me sens assez lié à lui,   mais c'est assez dans ma nature de m'attacher aux gens qui me confient leurs affaires.

 

Voix d'hôtesse de l'air : Le commandant de bord et son équipage vous souhaitent la bienvenue à bord de l'airbus 300 à destination de Héraklion. Nous vous souhaitons un agréable vol. Nous allons bientôt décoller : Attachez vos ceintures s'il vous plait ! 

 

Le sac d'enfant se déroule d'un seul coup.

Le sac d'enfant ( sortant une paire de brete

lles) : J'ai pas de ceinture. Seulement des bretelles. Est-ce pareil ?

 

La valise : En voilà un qui se réveille ! Pas bien malin, celui-là !

 

Le sac à dos : Il est un peu naïf, mais c'est touchant. On dirait un sac d'enfant. Attache tes bretelles puisque tu n'as pas de ceinture !

 

La valise : Ne l'écoute pas petit ! Nous n'avons pas besoin d'attacher nos ceintures, nous autres bagages. C'est dommage car j'en contiens des belles. J'en ai même une en crocodile. (Elle sort une ceinture en crocodile.)

 

Le sac d'enfant : Elle a pas de grandes dents, votre ceinture. C'est pas un vrai crocodile !

 

La valise : Petit imbécile ! T'as jamais rien vu.

 

Le sac à dos : Je vous trouve bien agressive.

 

La valise : C'est parce que je n'aime pas prendre l'avion avec n'importe qui. Je voyage constamment : Rome, New York, Miami, Las Végas Cannes, Monaco Dubaï, Genève, Montréal. Je rencontre des bagages très chic : valises diplomatiques, valises de stars, bagages de marque, enfin que de la belle compagnie. Mais en ce début de période estivale, je suis confrontée à des bagages populaires et je n'aime pas du tout ça. Ces sacs à dos ou sacs d'enfant, sacs de sport, sacs à gravats sacs à patates, sacs poubelles sacs à drogue, peut-être qu'en sais-je ?

 

Le sac à dos : je croyais pourtant que la drogue circulait toute l'année. Mais pourquoi me regardez-vous d'un air soupçonneux ?

 

La valise : Votre accompagnateur ne me semble pas des plus recommandables. Je me demande où il trouve l'argent pour prendre l'avion.

 

Le sac à dos : Il vend des peintures de temps à autre. Mais si vous avez des doutes, fouillez-moi ! J'ai l'habitude ! Á chaque frontière, on me soupèse, on me fait les poches et on me retourne dans tous les sens. Moi, je n'ai rien à cacher. Ça vous intrigue de savoir ce que j'ai à l'intérieur de moi, n'est-ce pas?

 

La valise : Ce doit être écœurant ! Vous êtes complètement difforme. Vous n'avez aucune tenue ! Et habillé comme un sac ! Quel laisser-aller ! Vous débordez de partout. Et ce ventre mou ? Qu'avez-vous ingurgité, ce matin ? Je n'ai même pas envie de le savoir.

 

Le sac à dos : J'ai toutes sortes de choses en moi. Des sardines, entre autres.

 

La valise : Des sardines ? Quelle horreur ! Et ça sent le poisson, en plus !

 

Le sac à dos : On prend ce qu'on peut dans ses filets.

Il sort un filet avec des sardines de tente.

 

La valise : C'est bizarre ! Que faites-vous avec ces outils?

 

Le sac à dos : C'est pour planter la tente. Oui, voyez-vous, je contiens ma maison pour dormir!

 

La valise : Ah, vous campez ? Pourquoi n'allez-vous pas à l'hôtel comme tout le monde ?

 

Le sac à dos : C'est tellement agréable de s'installer en pleine nature, au pied d'un figuier ou d'un olivier ou encore en bordure de plage, enivré par les senteurs de thym et de miel...

 

La valise : Vous avez de la chance. Je ne connais rien de ce que vous décrivez. Moi je descends à l'hôtel Agamemnon. Il doit être spacieux comme tous les lieux où évolue Sarah River, mais je resterai enfermée à l'ombre d'un placard.

 

Le sac à dos : Je n'envie pas votre sort. Vous devez vous sentir très seule. Moi, j'accompagne Julien partout. Sur ses épaules, à vélo, à dos de mulet. Je fais presque toujours corps avec lui. Déjà, je dois lui manquer.

 

La valise : Je me sens parfois un peu frustrée d'être toujours reléguée dans des lieux clos, soutes à bagages, placards, coffres de taxis. Je visite beaucoup de villes mais les lumières ne m'atteignent jamais. J'entends des bruits étouffés de ce que je devine être des rues. Je suis comme un fœtus protégé du monde extérieur, attendant inlassablement l'émotion du premier cri. Heureusement, les trésors que je recèle me comblent de grâce et de bonheur.

 

Le sac à dos : Vous excitez ma curiosité ! Pouvez-vous me montrer l'une de ces merveilles?

 

La valise : ( sortant un bas) : Regardez ceci! Touchez ! Une véritable caresse. Des bas de soie ! Á en pleurer de ravissement. Tant de douceur et de transparence réunies !

 

Le sac à dos : En effet, c'est très subtil et très féminin. Julien ne possède rien de semblable. Si, ces chaussettes, peut-être !

Il sort une paire de chaussette et les tend à la valise.

 

La valise : Rangez ça tout de suite ! Quelle odeur effroyable ! Beurk ! Vous ne manquez pas de souffle !

 

Le sac d'enfant : Oh Faites voir ! Je voudrais sentir moi aussi ! C'est rigolo !

 

Le sac à dos :  ( lui tendant la paire de chaussettes) : Si tu veux ! Ah, elles ont du succès mes chaussettes ! C'est de l'authentique !

 

Le sac d'enfant : Oh, c'est amusant ! Ça sent bon !

 

La valise : Vous pouvez cacher votre contenu   si tout est aussi vulgaire !

 

Le sac à dos : Je vous épargne les sous-vêtements. Je ne voudrais pas vous déplaire. Et puis, ceux de Sarah River doivent être tellement plus excitants !

 

La valise : Sa lingerie est un vrai bijou. Oh je sens des vibrations ! J'ai l'impression que nous décollons.

 

Le sac à dos : Il me tarde d'arriver, de retrouver les parfums connus, bercé par l'ivresse des grillons en liesse, les sentiers rocailleux martelés par les sabots des ânes, surplomber une crique offerte au bruissement limpide d'un diamant azuré glissant vers l'horizon..

 

Il glisse sur la valise.

La valise : Vous n'êtes pas un diamant et je ne suis pas l'horizon. Pourtant, vous avez glissé sur moi sans aucune retenue. Je déteste être bousculée. Au lieu de rêver, vous feriez mieux de faire un peu plus attention ! Quel rustre !

 

Le sac à dos : C'est plutôt vous qui vous êtes collée à moi !

 

Le sac d'enfant : Je me suis fait mal. Ils pourraient prévoir des ceintures pour les bagages !

 

Le sac à dos : Oh non, nous resterions attachés pendant tout le voyage. Ce serait terrible ! Allons, cessez d'être de si mauvaise humeur ! Essayons de passer un moment agréable !

 

La valise : C'est vrai. C'est le pilote qui est responsable de ces secousses, pas nous ! Le sac d'enfant ne semble pas trop souffrir du choc. Tout est rentré dans l'ordre. J'aime bien quand vous me racontez la Crète. J'essaie d'imaginer. Y êtes vous allé souvent ?

 

Le sac à dos : C'est la troisième fois. Julien y a des amis. D'habitude, je pars en train et en bateau. Le voyage est très long.

 

La valise : Oh, ce doit être si paisible. Et dire que je ne verrai rien. Au mieux, j'apercevrai la mer à travers les baies vitrées des chambres.

 

Le sac à dos : Ça n'a pas d'importance, puisque vos richesses et votre paysage sont en vous.

 

La valise : Oui et je ne me lasse pas d'admirer Sarah. Son visage angélique, ses cheveux souples et dorés, sa ligne parfaite, sa démarche gracieuse et sensuelle. Elle a du chien, un sourire lumineux et une inimitable décontraction.

 

Le sac à dos : Je serais curieux de voir ça !

 

La valise prend une démarche de mannequin, ouvrant   des deux parties comme un mannequin ouvrirait un manteau.

 

La valise :   Des pas légers comme si elle évoluait sur une piste de glace : Un déhanchement imperceptible, le geste ample et aérien...

 

Le sac à dos : Si vous continuez, vous allez me faire décoller. J'attache ma ceinture de chasteté. Que vous me semblez belle ! Que votre ligne est élégante ! Sans mentir, si notre voyage est conforme à votre image, vous êtes la reine des bagages de l'avion.

 

La valise :  Arrêtez de vous moquer de moi !

 

Le sac à dos : C'est juste pour vous taquiner. Je trouve votre présence insolite. Ça me distrait un peu.

 

La valise :  Je vais arrêter de me donner en spectacle. Et tous ces bagages qui me regardent ave un air ahuri ! Heureusement, ils s'abstiennent de commentaires. Mais j'ai vécu des vols plus mouvementés. Pas vous ?

 

Le sac à dos : Je prends assez peu l'avion. Mon transport préféré, c'est le vélo. Vous aimez le cyclisme ?

 

La valise :  Je ne connais pas.

 

Le sac à dos : Elle n'a pas l'air très sportive, votre Sarah. Julien me porte sur son dos pendant qu'il pédale.

 

La valise : Sa colonne vertébrale doit s'en ressentir !

 

Le sac à dos : Ça n'a pas d'importance ! Il n'a pas besoin de marcher comme ça, lui ( Il imite la démarche du mannequin).

 

La valise : Puisque vous ne respectez pas, je vais me taire pendant tout le reste du trajet. Enfin, j'ai vu pire. Au moins, il n'y a pas d'animaux ici.

 

Le sac à dos : Vous n'aimez pas les bêtes ?

 

La valise : Si, quand elles dorment ! Imaginez des chiens et des chats hurlant à la mort parce qu'ils se sentent abandonnés par leur maîtresse adorée. Ils se regardent en chien de faïence, le poil hérissé. On se croirait dans la salle d'attente d'un vétérinaire. Et si par hasard, un perroquet vous tient compagnie, vous vous retrouvez sur les genoux en fin de parcours.

 

Le sac à dos : Ce doit être amusant !

 

La valise : J'aimerais bien vous y voir. D'abord, il imite le bruit de l'avion ( bruit d'avion), puis la voix de l'hôtesse de l'air : "Attachez, vos ceintures !" Á chaque son, tous les bagages sursautent ! Vous avez l'impression de décoller ou d'atterrir tous les cinq minutes ! Si un chien se met à aboyer, le perroquet ponctue ses " attachez vos ceintures ! ", d'aboiements de chien : Une vraie ménagerie !

Et si un bagage excédé lui crie :"Ta gueule ! " ça donne :   "bruit d'avion", "Attachez vos ceintures !" "ouah ouah ! " "Ta gueule ! " Personne n'ose parler et on finit par n'entendre que lui. Á la fin du voyage, tous sont exténués, en piteux état avec des valises sous les yeux !

 

Le sac à dos ( d'une voix stridente) : Ta gueule !

 

La valise : Soyez poli, tout de même !

 

Le sac à dos : J'essayais juste d'imiter le perroquet; Encore qu'à ce petit jeu, vous semblez plus douée que moi. Etes-vous bien sûre que vous n'en cachez pas un dans la lingerie de Sarah River ? Vous êtes si bavarde !

 

La valise : Bavarde, moi ? Et bien je vais me taire. ( Elle prend un magazine et regarde des photos.)

 

Le sac à dos : Ça m'a l'air intéressant comme lecture ( regardant la couverture.) ! Et Sarah, est-elle aussi jolie que cette personne ?

 

La valise ( méprisante ) : C'est elle !

 

Le sac à dos : Quelle classe ! Des très beaux yeux mais peut-être un peu triste, non, je dirais plutôt qu'ils sont mélancoliques.

 

 

Acheter Bagages accompagnés

Parution en 2015

Le livre

 

LA CHARLITUDE, ÇA N'EXISTE PLUS

de  Martina Charbonnel

107 pages noir  et blanc 14,85x21 illustrations N et B

9,80 €

 ISBN  : 979-10-90342-21-7

 2014

 

MOUVEMENT CONJONCTION

L'avant-garde en peinture

Auteurs :

Georges Koutsandréou et Martina Charbonnel


Le livre MOUVEMENT CONJONCTION Bannière 648x6

153 pages couleurs  format A4 39,59 €

ISBN : 979-10-90342-19-4

2013

 CLONITUDE

de  Martina Charbonnel

Roman ( écrit en 1997)

200 pages(14,8x21cm)  16 €

979-10-90342-16-3

2012

Le livre L\'enterrement du dernier peintre

L'enterrement du dernier peintre

de Martina Charbonnel


Livre sur l'art contemporain

283pages 14,85x21 16 €

ISBN :  979-10-90342-08-8

 

Le livre L\'injection létale

L'injection létale

Les dangers d'une loi sur l'euthanasie

de Martina Charbonnel

109 pages  14x85x21  11,50 €

 ISBN  979-10-90342-12-5


Vague rose sur fond noir

de Martina Charbonnel

Politique  ; élections 2012

247 pages 14,8 X 21

14,50 €

  ISBN  :979-10-90342-07-1


Du vent et des larmes

de Tramontane ( Martina Charbonnel)

Politique : élections de 2007

193 pages 11x17

11€

 ISBN : 979-10-90342-06-4

 2011

Bagages accompagnés

de Martina Charbonnel 

Théâtre  (1994)

62 pages  14,8x2  12€

ISBN: 979-10-90342-05-7

 

Tapage nocturne

de Martina Charbonnel

Théâtre (1995)

111 pages   12 €

ISBN : 979-10-90342-04-0

 

Jeu de l'Oie

de  Martina  Charbonnel

Théâtre  (1985)

68 pages 14,85x21  11€

ISBN : 979-10-90342-03-0

 

La sourcière

de Martina Charbonnel

Théâtre (1985)

59 pages 14,85x2  11€

ISBN : 979-10-90342-02-6


Fais le beau !

de Martina Charbonnel

Théâtre (1985)

68 page 14,85x 21  11€

 ISBN : 979-10-90342-02-6

 

Théâtre I et II

de Martina Charbonnel ( 1984)

"Tombe amoureuse"

 "Faux-fuyant "

73 pages  11€

ISBN : 979-10-90342-00-2

 

La maternelle

 de Martina Charbonnel

Théâtre ( 1985)

80 pages  14,85x21  11 €

978-2-9536608-9-0


2010

Les meubles parlent

de Martina Charbonnel

Théâtre  (1993)

112 pages 14,8 X 21  13 €

 ISBN : 978-2-9536608-8-3

 

Gens d'entresol

de Martina Charbonnel

Théâtre  ( 2004)

82 pages  14,8x21  11,60 €

  ISBN : 978-2-9536608-7-6

 

UNe aventurière de Dieu

Le livre Une aventurière de Dieu

Une aventurière de Dieu

de Martina Charbonnel (2009 )

Témoignage spirituel

266 pages  16 €

 ISBN 979-10-90342-12-5

 

La grognasse

Le livre La grognasse

La grognasse

 de Martina Charbonnel

Roman humoristique 

 152 pages   12,50 €

ISBN : 979-10-90342-09-5

 

La Toile

Le livre La Toile

La Toile

de Martina Charbonnel

Théâtre :  (2007)

93 pages 14,85x21 10,10

 ISBN  : 978-2-9536608-3-8

 

Gigaconsom 

de Martina Charbonnel

  Théâtre  ( 2005)

Édition 2015 :

79 pages  14,5x21  9,60 

ISBN : 979-10-90342-23-1


L'être aimé invisible

de Martina Charbonnel

Amour et métaphysique

152 pages 11x17  9 €

N° ISBN : 978-2-9536608-4-5

Libérez Dieu  ! Lettre ouverte à Dieu

de Martina Charbonnel

123 pages 11x17

9,53 €

 ISBN :978-2-9536608-1-4