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ACTE 1

 

 

DÉCOR :

 

La scène est divisée en deux parties : Á gauche, le bureau de la directrice avec des armoires et un fatras de papiers, fiches et cahiers. Un téléphone est posé sur le bureau.

À droite et séparé du bureau par une cloison avec une porte, un hall d'attente. Des petits bancs y sont installés. Vers le fond du hall, une autre porte menant   vers les coulisses.

 

SCÈNE I : LA DIRECTRICE

 

 

Une  femme de près de soixante ans, vêtue de façon très classique avec des petites lunettes et un air sévère  est assise derrière un bureau envahi par les papiers.

 Elle écrit et mordille son stylo. De temps en temps, elle s'arrête, remue des papiers, semble chercher quelque chose, se lève, va vers les étagères, revient et soupire.

 

LA DIRECTRICE :  Jamais je n'ai connu une pareille rentrée... Quelle pagaille ! Je ne trouve pas la liste des enfants de la classe 3. ( Elle soupire puis hausse les épaules ) On verra plus tard. ( Elle  continue à écrire. Le téléphone sonne. Elle décroche. ) Allô... Ah bonjour... oui très bien et vous ? Oui, oui, très bien passé... enfin, à part les parents... Si on les écoutait ... ( après un long silence  ) Ah...  l'adresse des parents d'Abdelmajid Noumoussi... Vous en avez besoin tout de suite ? Il me semble avoir vu sa fiche, mais pour la retrouver...  Ne quittez pas ! 

 

 

Elle pose le téléphone, se lève et fouille partout, désemparée... Puis après un moment d'hésitation elle semble avoir une idée...

 Elle se dirige vers la corbeille à papiers qu'elle vide sur son bureau. Elle regarde un à un les papiers froissés qu'elle déplie. Au bout d'un moment elle sou­pire de soulagement.

 

LA DIRECTRICE : Ah voilà ! ( Elle reprend le téléphone. ) Ça y est, je l'ai trouvée. Seulement la fiche est incomplète. Il n'y a pas d'adresse,  mais j'ai le numéro de téléphone... oui... c'est le 228-30-10. J'espère que ça n'a pas changé... non, c'est tout... Je vous en prie. Au revoir...

 

Elle raccroche, pousse les papiers froissés et la corbeille dans un coin de son bureau et se remet à écrire. On frappe. Elle soupire.

 

LA DIRECTRICE : Décidément je suis toujours dérangée, (plus fort) Oui, entrez !


SCÈNE II : LA DIRECTRICE, RÉGINE

 

Une jeune femme ayant  entre vingt-cinq trente ans entre, referme la porte et regarde d'un air étonné, le bureau en désordre.

 

LA DIRECTRICE : Ah, c'est vous ! Qu'est-ce que vous voulez ? (Elle remet le nez dans ses papiers.)

 

RÉGINE : Et bien, je m'excuse de vous déranger... mais... j'ai quelque chose d'important à vous dire...

 

LA DIRECTRICE : Je vous écoute...

 

Elle ne la regarde pas et continue à écrire. Silence. Régine semble gênée par cette attitude et prend un air timide.

 

RÉGINE : Je ne sais par où commencer ( hésite)... Il se passe quelque chose de très grave...

 

LA DIRECTRICE : ( elle relève la tête et arrête d'écrire.) Ça y est : Ça continue ! Pourquoi faut-il que ça tombe toujours sur moi ? Ne me dites pas qu'il y a déjà un accident !

 

RÉGINE: Non, il ne s'agit pas d'un accident.

 

LA DIRECTRICE : Ah bon, vous me rassurez !

 

RÉGINE : Mais c'est encore plus grave.


LA DIRECTRICE : Plus grave ? Personne n'est mort au moins  ?

 

RÉGINE  :   Mais  non,   qu'allez-vous  imaginer?      Mais...   il  aurait  peut-être mieux valu.

 

LA DIRECTRICE :  Vous m'inquiétez.  Mais  quoi...   alors,   parlez  !   Que se  passe-t-il  ?

 

RÉGINE ( hésitante) : Je ne sais comment vous dire... C'est tellement étonnant... Vous n'allez sans doute pas me croire.

 

LA DIRECTRICE : II en faudrait beaucoup pour m'étonner après tout ce que j'ai vu. Alors  ?

 

RÉGINE : C'est à propos d'un enfant de ma classe...

 

LA DIRECTRICE : Qu'est-ce qu'il a cet enfant ?

 

RÉGINE : Pour que vous compreniez, il faudrait que je revienne en arrière.

 

LA DIRECTRICE : Faites ce que vous voulez, mais faites vite, car je  suis pressée !

 

RÉGINE : Et bien voilà... Il y a trois ans, j'ai travaillé dans cette école avant de m'arrêter.

 

LA DIRECTRICE : (exaspérée) : Oui vous avez été malade (insistant sur ce mot). Je suis au courant. Vous allez mieux ? Alors, continuez !


RÉGINE : Á cette époque, j'avais la même classe. Une section de  grands.

 

LA DIRECTRICE : Bon, c'est très bien et alors ?

 

RÉGINE : Comment vous expliquer ?

 

LA DIRECTRICE : (elle reprend son travail, impatiente.) : Dépêchez-vous ou  bien partez !

 

RÉGINE : Voilà, il y a trois ans il y avait un enfant dans ma classe qui  s'y trouve toujours.

 

LA DIRECTRICE (éclatant de rire) : Il s'est momifié peut-être ? Vous en avez d'autres des histoires comme celle-là ?

 

RÉGINE : Je savais  que vous ne me croiriez pas. Il faut dire que moi-même, je n'y comprends rien.

 

LA DIRECTRICE : Qu'est-ce que vous racontez ?  Je n'ai pas le temps de rire,  moi ! Je suis débordée.

 

RÉGINE: Mais ce n'est pas drôle !

 

LA DIRECTRICE : Ça non, ce n'est pas drôle un jour de rentrée. ( Elle replonge dans ses papiers.) On en reparlera. Á présent, laissez-moi !

 

La directrice écrit et Régine attend.

 

LA DIRECTRICE : Vous êtes tenace ! Que puis-je faire pour vous ?


RÉGINE : Entendre ce que j'essaie de vous dire.

 

LA DIRECTRICE : Je ne fais que ça. C'est vous qui allez rendre les comptes de cantine peut-être ? Dites-moi plutôt combien d'enfants de votre classe déjeunent à l'école  !

 

RÉGINE : Je ne sais pas. Vous ne m'avez pas donné la liste. Et eux ne le savent pas tous. (après des hésitations ) Je m'excuse d'insister. Je comprends que vous soyez débordée. Nous le sommes toutes, mais cette histoire me paraît suffisamment sérieuse pour que vous y prêtiez attention.

 

LA DIRECTRICE : Je veux bien vous accorder encore cinq minutes et après  je ne veux plus vous entendre. Soyez un peu logique ! Comment voulez-vous qu'un enfant qui se trouvait en section de grands il y a trois ans soit encore en maternelle ? Il devrait être en primaire depuis longtemps !

 

RÉGINE :  II devrait. Et pourtant ce n'est pas le cas.

 

LA DIRECTRICE : Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

 

RÉGINE : II a exactement les mêmes expressions, et surtout les  mêmes traits de visage. Vous ne pouvez pas le savoir,  car  vous êtes nouvelle.

 

LA DIRECTRICE : On voit que vous manquez d'expérience. Des enfants qui se ressemblent, ça arrive souvent.


RÉGINE : Mais il porte le même nom et le même prénom que celui  qu'il était là il y a trois ans.

 

LA DIRECTRICE : Ça arrive parfois. Comment s'appelle-t-il ?

 

RÉGINE : Mamadou Bobo.

 

LA DIRECTRICE (riant) : Mamadou Bobo! Ça c'est original. C'est un Noir avec un nom pareil  ?

 

RÉGINE : Oui.

 

LA DIRECTRICE : II fallait le dire plus tôt. Tous les Noirs se ressem­blent.

 

RÉGINE  : Pour vous peut-être, mais pas pour moi.

 

LA DIRECTRICE : Je me fiche de votre vie privée

 

RÉGINE :  II ne s'agit pas de ça  ! Et le nom serait aussi le même ?

 

LA DIRECTRICE : Mamadou Bobo ! Super ! Ça ne s'invente pas.

 

RÉGINE (furieuse) : Tout à fait ! Mamadou Bobo. Même nom, même visage.

 

LA DIRECTRICE : Si ce n'est lui, c'est donc son frère. Ou son cousin. Ils sont tous cousins, la-dedans. Avec eux, rien n'est impossible ! Il y a des choses  plus graves que ça.


RÉGINE  : Je vous dis que c'est le même !

 

LA DIRECTRICE : Vous êtes têtue ! Remarquez, je vous accorde qu'il y a de quoi perdre la tête avec tous ces étrangers. Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ? Avec tous ces Mohamed, ces Farid, Mouloud Abdelkader; Mustafa, Moudoudou Abdilah, moufada moukoutou et j'en passe ...

 

RÉGINE  : Qu'est-ce que vous dites ?

 

LA DIRECTRICE : Vous ne comprenez pas le français ? Vous n'allez  pas me faire répéter !  J'en ai plein mes registres,  moi,  des Mohamed, Mamadou Babacar des Farid, Fadel, Rapata, Moutoutou boutata...  Tiens,  il a même  un Français dans cette classe  (elle regarde distraitement un registre). Moi, à la place des parents, je le mettrais dans le privé. Enfin, avec un peu de chance, il parlera  peut-être arabe à la fin de l'année. Alors,  maintenant que cette histoire est éclaircie, laissez-moi ! Je n'aurais jamais terminé à onze heures si vous ne partez pas maintenant.

 

RÉGINE  :  Qu'est ce que nous allons faire ? Je vous dis que c'est grave.

 

LA DIRECTRICE : Bon, n'en parlons plus ! Je sais que vous avez des problèmes. Pourquoi vous étiez- vous arrêtée déjà ? Vous avez été malade, je crois  ?

 

RÉGINE  : J'étais dépressive.


LA DIRECTRICE : C'est bien ce que je pensais.

 

RÉGINE ; Mais qu'allez-vous insinuer ? Ça n'a rien à voir.

 

LA DIRECTRICE : C'est ce que vous dîtes. Remarquez, je ne vous juge pas. De nos jours, il faut être solide pour être dans 1'enseignement. Surtout avec tous ces étrangers ! Moi-même, je ne suis pas certaine de finir 1'année. Je craque.

 

RÉGINE :  Déjà  ?  Dés le premier jour?

 

Le téléphone sonne... La directrice décroche.

 

LA DIRECTRICE : Allo, quoi ? ... les armoires  Vous devez faire erreur. Nous sommes une école maternelle. Ah oui... Et bien rapidement. Au revoir, (elle raccroche.)Et ce téléphone qui n'arrête pas de sonner. Allez, soyez gentille, épargnez-moi  vos histoires à dormir debout !

 

RÉGINE : Je voudrais bien...

 

La directrice recommence à écrire sans s'occuper de Régine qui reste immobile.

LA DIRECTRICE : Mais vous êtes encore là  ? Que voulez-vous que je fasse ? C'est pas de ma faute si vous avez des problèmes. Allez voir un médecin qui vous prescrira un arrêt de travail ! J'en connais un qui ne vous fera aucune difficulté.


RÉGINE : Ne me parlez pas sur ce ton ! Je suis plus responsable que vous et j'aime mon travail. Je vois un enfant qu'on maintient en maternelle sans que personne ne réagisse, je vous en fait part et tout ce que vous trouvez à répondre ce sont des propos racistes. Ça ne devrait pas exister, des directrices racistes.

 

LA DIRECTRICE : Taisez-vous ! Pour qui vous prenez-vous ? Je vais vous faire un rapport. Si j'étais raciste, je ne serais pas ici ! Encore que je n'ai pas choisi. Moi, Mademoiselle Debonmatin, terminer ma carrière dans ce quartier sordide, c'est la pire chose qui pouvait m'arriver. Qu'attendez-vous exactement de moi ?

 

RÉGINE : Que vous preniez le temps de vérifier mes dires avant de juger. Regardez vos fiches ! Á moins qu'elles ne soient toutes là ? (désignant la poubelle )... Chez vous on fait le nettoyage par le vide...

 

LA DIRECTRICE : Pour ce qu'elles sont utiles ces fiches !  Il n'y en pas une de complète. Ils ne savent même pas écrire. Allez sortez de mon bureau, maintenant !

 

RÉGINE:  Et bien, je vous laisse à vos papiers. Bon courage avec vos Moulouk-mustafa-farid et compagnie comme vous le dites si bien. Mais vous vous mordrez les doigts de ne pas m'avoir écoutée.

 

LA DIRECTRICE : En plus, vous me menacez ? On aura tout vu. Sortez d'ici  immédiatement !

 

Régine sort en claquant la porte

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SCÈNE III : RÉGINE

 

Régine s'assoit  sur un petit banc dans le hall et  tient tête entre ses mains,  accablée.

 

RÉGINE : Ça y est. :  c'est reparti ! Des que je remets les pieds dans une école, ça fait des histoires. Et puis, il faut encore qu'il se passe quelque chose d'invraisemblable dans ma classe... Evidemment, si c'était une autre que moi qui affirmait la même chose, on la croirait  sur parole. Ici, tout le monde pense que je suis folle. Mais c'est drôle quand même... Pourquoi Mamadou est-il encore là ? Comment se fait-il que personne ne s'en soit rendu compte ? J'y comprends rien. Peut-être que je me trompe ? Mais pourtant, non. Cette cicatrice au-dessus de l'œil... je m'en souviens  très bien Même si c'était son sosie il ne pourrait pas avoir la même cicatrice... C'est surprenant. Mais comment le prouver ? Oh,  et puis après tout qu'est-ce que ça peut bien me faire tout ça puisque tout le monde semble  content comme ça ? Mamadou n'a pas l'air malheureux... Non, tout de même ... Je ne peux pas me taire.  Cet enfant doit avoir huit ans et il n'a rien à faire dans une classe où il n'évolue pas. Mais que faire ? Qui me croira ?


SCÈNE IV : RÉGINE, CHANTAL

 

Une institutrice qui a environ le même âge que Régine arrive dans le hall et la regarde.

 

CHANTAL : Et bien, qu'est-ce qui t'arrive ? Ça n'a pas l'air d'aller...

 

RÉGINE : Non, ça ne va pas. C'est Bobo.

 

CHANTAL : Bobo ! Mais où ça ? Montre-moi ça ! Je vais te mettre du mercurochrome. (Elle regarde Régine et essaie de voir où elle a mal).

 

RÉGINE  :  Non, pas là ! C'est Bobo.

 

CHANTAL : Où ça ? Je ne vois rien.

 

RÉGINE : J'ai Bobo dans ma classe.

 

CHANTAL : Ah,  c'est dans ta classe ? Mais qu'est-ce qui a Bobo ?

 

RÉGINE : Mais c'est moi qui ai Bobo. Je te dis que j'ai Bobo dans ma classe !

 

CHANTAL (inquiète) : II faut faire quelque chose.

 

REGINE : Mais oui, mais personne ne me croit

 

CHANTAL : Oui, c'est grave. Mais je n'y comprends rien. Qu'est- ce que je peux faire pour toi ?


RÉGINE : M'écouter. Et surtout ne pas me contredire.

 

CHANTAL (en soupirant) : Je vois. Alors raconte- moi ce qui ne va  pas !

 

RÉGINE : Tu te souviens. J'avais déjà Bobo, il y a trois ans...

 

CHANTAL : Oui je m'en souviens. Et ça ne va pas mieux ?

 

RÉGINE :  Tu n'y es pas du tout. Je te dis que j'avais Bobo,  il y trois ans,  dans ma classe...

 

CHANTAL : Pourquoi reparler du passé ? Je croyais que tout s'était arrangé.

 

RÉGINE Moi aussi. Mais je le retrouve cette année.

 

CHANTAL : Qu'est-ce que tu retrouves ?

 

RÉGINE  : Mais Bobo !

 

CHANTAL : Déjà ! Le jour de la rentrée ?!

 

RÉGINE : Comment ça "déjà" ? II devrait être en primaire depuis longtemps.

 

CHANTAL : En primaire ? Mais de qui parles-tu ?

 

RÉGINE (furieuse) : Mais de qui crois-tu que je parle ? Bobo. Tu comprends ? Mamadou Bobo. Ça ne te dit rien peut-être ? Tu ne l'as jamais vu ?

 

CHANTAL : Ah, c'est le nom d'un enfant ? Excuse- moi ! Il est  vrai que  ce nom-là me dit quelque chose mais je n'arrive pas à mettre un visage dessus.

La directrice sort de son bureau.

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