Début de "Tapage nocturne"

ACTE I

 

I

Laurence Bernard

 

 

Décor : Le salon d'un appartement bourgeois : Au fond : la porte d'entrée. Sur l'un des côtés, la porte d'une chambre.

Au début, la pièce est vide. On entend des claquements de talons-aiguilles sur les marches d'un escalier en bois et des rires de femme.

 

Un homme d'environ quarante-cinq ans, sort de la chambre en pyjama. Excédé, il soupire, s'assoit et regarde sa montre. Sa femme Laurence ( même âge) le rejoint en robe de chambre.

 

Bernard : Deux heures et quart ! Ça va encore durer jusqu'à quatre heures du matin ?

 

Laurence : Moi aussi, j'ai été réveillée. Et ça continue !

 

Bernard : J'ai pas fermé l'œil depuis que nous nous sommes couchés. J'ai déjà compté cinq allées et venues depuis onze heures et demie.

 

Laurence :   C'est une heure bizarre pour recevoir de la visite.

 

Bernard : Surtout quand ça dure depuis un mois!

 

Laurence : Je me demande ce qu'elles peuvent bien faire dehors, à une heure pareille...

 

Bernard : C'est pas la peine de te faire un dessin !

 

Laurence : Je leur ai pourtant dit gentiment d'arrêter. Elles m'ont répondu qu'elles feraient attention, mais rien n'a changé.

 

Bernard : Mais aussi, combien sont-elles à habiter ce studio ? Trois ? Quatre ? Elles font du bruit comme cinquante ! Une telle promiscuité devrait être interdite. Je ne comprends pas le propriétaire.

 

Laurence : Il pouvait pas savoir. C'était tellement calme, avant.

 

Bernard : Il faut faire quelque chose.

 

Laurence : Tu sais bien qu'on ne peut même pas prévenir la police. Elles ne font qu'entrer et sortir. Il semble impossible de faire constater le tapage nocturne.

 

Bernard : Au pire, elles s'en tireraient avec une contravention. Non, il faut qu'elles quittent l'immeuble ! J'en peux plus de me réveiller chaque matin en n'ayant dormi que trois heures. Je ne vais tout de même pas prendre des somnifères !

 

Laurence : Veux -tu une tisane ?

 

Bernard : J'en ai déjà bu un litre. Enfin, si ça te fait plaisir...

 

Elle s'absente. Pendant ce temps, on entend de nouveau des gens qui montent et des claquements de talons-aiguilles : Voix off feutrées de deux personnes, un homme et une femme, mais sans comprendre ce qui se dit.

Laurence revient avec une tisanière et sert Bernard.

 

Laurence : Elles vont peut-être enfin se coucher.

 

Bernard : Ça m'étonnerait ! Elles ne sont pas toutes là et il y a un homme qui est monté.

 

Laurence : C'est bizarre ! Si encore il n'y avait que le bruit ! T'as vu comme elles sont sales ? La concierge se plaint qu'elles jettent n'importe quoi dans l'escalier : des morceaux de croissant avec le papier. Elle trouve même des mégots avec la marque de leur rouge à lèvres ! Le pire, c'est que parfois, ils ne sont même pas éteints.

 

Bernard :   C'est à ce point-là ?

 

Laurence : Elles n'ont aucune éducation. Un jour, l'immeuble va prendre feu.

 

Bruits de pas de deux personnes qui redescendent.

 

Bernard : Qu'est-ce que je te disais ?

 

Voix off (en colère) : C'est bientôt fini, ce bruit ?

 

Laurence : Nous ne sommes pas les seuls...

 

Bernard : Ça ne m'étonne pas. Tu devrais contacter les voisins.

 

Laurence : J'ai pas que ça à faire. J'ai des activités un peu plus utiles que de colporter des ragots.

 

Bernard :   Mais moi je travaille jusqu'à huit heures du soir ! Je suis au bord de la dépression.

 

Laurence : Demain, c'est dimanche. Tu n'as qu'à te reposer un peu.

 

Bernard : Je ne veux pas me priver de mon jogging. C'est tout ce qui me maintient en forme. Déjà que je n'ai plus de temps pour le tennis.

 

Un groupe de femmes monte. Voix, rires, claquement de talons : Une porte claque.

 

Voix de Nadja (off) : Jessica !

 

Voix de Jessica (off) : Salut Nadja !

 

Voix de Nadja ( off) : Tu veux pas venir prendre un café ?

 

Voix de Jessica : J'arrive.

 

Bernard : Triste France ! Qui est cette Jessica ?

 

Laurence : Une femme qui habite côté cour. Elle a deux caniches et un très mauvais genre mais la concierge m'a dit qu'elle déménageait à la fin du mois.

 

Bruits dans l'escalier : Une personne monte ; l'autre descend. Claquement de porte.

 

Voix de Nadja ( off : escalier): T'es toute belle !

 

Voix de Jessica : Tu parles! Où tu vas ?

 

Voix de Nadja : Malika est en haut. Je vais chercher du sucre.

 

Bruits de montée et descente. Claquements de talons. On sonne chez Bernard et Laurence.

 

Bernard : C'est pas possible ! Pas question d'ouvrir à 3 heures du matin !

 

Laurence : J'y vais ! Elles vont m'entendre !

 

Elle se dirige vers la porte; une jeune femme assez ronde, très maquillée, en mini-jupe et talons aiguille se tient sur le pas de la porte.

 

 

II

 

Nadja, Bernard, Laurence

 

 

Nadja : Excusez-moi de vous déranger, mais j'aurais voulu un peu de sucre.

 

Elle tend un récipient.

 

Laurence : Á cette heure là ? Tout de même ! Entrez ! Donnez-moi votre récipient !

 

Nadja le lui tend. Laurence s'absente.

 

Nadja : J'ai vu de la lumière. Je savais que vous dormiez pas !

 

Bernard  ( excédé ) : Et pour cause ! Toutes les nuits, vous perturbez le sommeil des gens. Et maintenant, vous osez venir ici ! Si ça continue, j'appelle la police !

 

Nadja : On n'en a rien à foutre de police.

 

Bernard : Je contacterai votre propriétaire. Vous n'avez pas le droit de loger aussi nombreuses, là-haut.

 

Nadja : Ça nous regarde. On paie le loyer : On fait ce qu'on veut. Mais gardez le, votre sucre si c'est comme ça !

 

Laurence arrive avec le récipient rempli de sucre en poudre et le tend à Nadja.

 

Laurence :   Tenez ! Mais n'y revenez plus à cette heure !

 

Nadja le prend et Laurence la raccompagne à la porte.

III

 

Bernard, Laurence

 

Bernard : T'es complètement folle de lui avoir donné du sucre ! Elles reviendront.

 

Laurence : Il faut bien être un peu humain, de temps en temps.

 

Bernard :   Ça n'a jamais fait de mal à personne de boire le café sans sucre. C'est bon pour la ligne. T'as vu ses cuisses ?

 

Laurence :   C'est tout ce que tu regardes, toi !

 

Bernard :   Pour ce que c'est beau, je m'en serais bien passé, mais on   ne voit que ça !

 

Laurence :   C'est vrai qu'elles ont mauvais genre. Quelle vulgarité ! Enfin, moi, j'ai envie de dormir.

 

Bernard : Moi aussi.

 

Ils se dirigent vers la chambre : Noir.

 

IV

 

Laurence, Mélanie

 

Laurence époussette les meubles. On sonne. Elle ouvre. Une femme entre 35 et 40 ans mince, souriante et bien arrangée entre.

 

Laurence : Bonjour, Madame Tissot !

 

Mélanie : Bonjour. Oh, vous pouvez m'appeler Mélanie ! On se connaît peu, mais entre voisins, on pourrait être plus proche.

 

Laurence :   C'est vrai. Vous voulez un café ?

 

Elle referme la porte et Mélanie entre.

 

Mélanie : Non, merci ! Je ne vais pas rester longtemps. Les enfants dorment encore. Votre mari n'est pas là ?

 

Laurence : Il ne devrait pas tarder. Il fait son jogging.

 

Mélanie : Quel courage ! J'étais surtout venue pour vous parler des locataires du haut. J'ai pourtant pas l'habitude de faire des commérages. Entre le boulot et les deux jumeaux, j'ai d'autres chats à fouetter !

 

Laurence : Moi, je ne travaille pas mais je connais mal les voisins. On se dit juste bonjour.

 

Mélanie : Il est des choses qui dépassent ma compréhension. Déjà que mes nuits sont sans cesse troublées par le bruit, mais ce sont surtout les perturbations visuelles qui sont intenables.

 

Laurence : Que voulez- vous dire ?

 

Mélanie : Vos fenêtres donnent sur la cour ; les miennes sur la rue. Je vois des choses qui vous échappent peut-être.

 

Laurence : Sans doute ! Mais que voyez-vous ?

 

Mélanie : Ces dames exercent le plus vieux métier du monde. Vous me suivez ?

 

Laurence : Ce sont des filles de joie ? C'est ce que pensait Bernard. En êtes-vous sûre ?

 

Mélanie : Certaine ! Il faut les voir stationner devant la porte,   montrer leurs cuisses et discuter le prix avec les clients. Je suis au premier. Il me suffit d'ouvrir mes fenêtres et j'entends tout. Ne croyez pas que je les espionne, mais je voulais en avoir le cœur net !

 

Laurence : Mais où vont-elles avec le client ?

 

Mélanie : Chez elles !

 

Laurence : C'est inadmissible ! Dans ce quartier, c'est à peine imaginable ! On aura tout vu !

 

Mélanie : Oui, c'est choquant. Enfin, moi je n'y verrais pas d'inconvénients si mes garçons ne commençaient pas à me poser des questions. Je suis relativement tolérante quoique trop féministe pour supporter   la prostitution. Mais nous avons toutes nos contradictions, n'est-ce pas ? Oui, quelle femme n'a jamais rêvé d'être une putain ?

 

Laurence : Oh, comme vous y allez fort ! Parlez pour vous peut-être, mais ne généralisez pas !

 

Mélanie : Vous n'avez jamais de fantasmes dans lesquels vous faites l'amour avec plusieurs hommes en rêvant d'être un objet entre leurs mains ? C'est très excitant. Quand je m'imagine de telles choses, je jouis très vite et même s'il n'en sait rien, mon partenaire n'y est pas pour grand chose.

 

Laurence ( scandalisée) : Oh, tout de même ! Moi je n'ai pas de fantasme et je n'aimerais pas être une prostituée, mais pourquoi n'allez-vous pas devant la porte avec elles si ça vous émoustille à ce point-là ?

 

Mélanie : Pardonnez-moi, Laurence ! Il ne faut pas confondre les fantasmes et les actes. Ces personnes sont sans doute des victimes. Parfois, elles n'en mènent pas large. Mais lorsque l'on est confronté de si près à la prostitution, on ne peut pas ne pas être concerné en s'interrogeant sur sa propre sexualité. Le seul problème, c'est que mes enfants sont affectés. Ils n'ont même pas 8 ans. Damien m'a demandé pourquoi ce n'est jamais le même monsieur qui monte avec elle et Romain me demande pourquoi elles ne mettent jamais de manteau quand elles attendent leur" papa "devant la porte. Je ne sais pas quoi leur répondre ! Je n'ai pas envie de leur expliquer ce qu'est une prostituée. Ce n'est pas de leur âge.

 

Laurence : Vous avez parfaitement raison. Les enfants doivent grandir dans un univers protégé. Sophie a toujours vécu dans un cocon. Elle n'a jamais manqué de rien et je m'en félicite. C'est une étudiante douée, équilibrée et heureuse de vivre. J'avais un peu peur qu'elle supporte mal son indépendance, mais c'est elle qui la voulait. Je lui fais entièrement confiance, car elle n'a que des amis sérieux. Tout compte fait, c'est une chance qu'elle n'habite plus là. C'est terrible ce que vous m'apprenez. Les forces du mal sont dans cette maison ! Et nous n'avons même pas fini de payer l'appartement. ! Mais, tout de même, quelque chose me trouble... Pourquoi dîtes-vous que toutes les femmes rêvent d'être... des... filles de joie ?

 

Mélanie : N'y pensez plus ! De toute façon, quand on a une vie sexuelle épanouissante, on ne se pose plus ce genre de questions.

 

Laurence (pincée)  Ah oui, peut-être ! Qu'est-ce que vous appelez une vie sexuelle épanouissante ?

 

Mélanie : C'est à chacun de le déterminer pour soi. Depuis mon divorce, il y a bientôt cinq ans, je n'ai pas eu à m'en plaindre.

 

On sonne. Laurence vers la porte.

 

V

Mélanie, Laurence, Malika, Nadja

 

 

Nadja est accompagnée de Malika, prostituée mince paraissant jeune malgré son maquillage. Laurence ouvre et reste figée.

 

Malika : Vous n'auriez pas un aspirateur à nous prêter ?

 

Laurence : Un aspirateur ? Non je n'en ai pas.

 

Nadja : Alors comment vous faites pour nettoyer la moquette ?

 

Laurence  ( hésitant) : Je ne salis pas. Excusez-moi, j'ai de la visite ! Allez demander à quelqu'un d'autre ! Au revoir !

 

VI

 

Mélanie Laurence

 

Mélanie : Elle manque pas d'air.

 

Laurence : Non, mais ces dames manquent d'aspirateur. J'aime pas mentir. J'aurais pu leur prêter le mien mais c'est sans doute plein de germes, chez elles. Depuis un mois elles n'ont jamais dû faire le ménage !

 

Mélanie : Remarquez, je ne suis pas fan de l'aspirateur ! Je laisse ça à la femme de ménage. Je peux pas tout faire.

 

Laurence : Je m'en doute.   Travailler en élevant deux enfants demande du courage.

 

Mélanie : Je me plains pas ! J'ai la vie que j'ai choisie. Je suis cadre à la direction des ressources humaines d'une grande entreprise. C'est passionnant et j'ai eu la chance de ne tomber qu'une seule fois enceinte pour faire deux adorables garçons. Je voudrais juste dormir la nuit. Vous, au moins, vous pouvez vous reposer la journée.

 

Laurence : Oh si peu ! Mon emploi du temps est chargé. Je me lève en même temps que Bernard pour lui préparer son petit déjeuner et j'ai plein d'activités : Bénévolat au Secours Catholique, aquagym, séances chez le kiné et je m'occupe du catéchisme des enfants. Je suis débordée.

 

Mélanie : En effet, on n'a jamais assez de temps. (Elle regarde sa montre.) Les jumeaux doivent être levés. Voyez avec votre mari ce qu'on peut faire dans l'immeuble pour accélérer le départ de ces dames ! Je vais contacter d'autres voisins. On se tient au courant. Je prépare un courrier pour le Procureur de la République.

 

Laurence : Je suis prête à signer. Je suis contente qu'on ait fait un peu connaissance. On se parle trop peu, entre voisins. C'est plus comme avant. Venez quand vous voulez !

 

VII

 

Laurence, Bernard

 

Laurence se regarde dans la glace, cherche à proximité un collier fantaisie et le met. Elle se maquille le visage avec un peu de rouge à lèvres.

On sonne. Elle va ouvrir. Bernard se tient sur le pas de la porte et entre. Laurence l'embrasse sur la bouche.

 

Laurence : Bonjour mon chéri.

 

Bernard : Tiens ! Je ne te connaissais plus cet élan.

 

Laurence : C'était juste pour faire un essai.

 

Bernard    ( étonné) : Ah bon ? Il reste du café ?

 

Laurence : Oui, il est encore chaud ( Elle lui en sert une tasse.). Au fait, tu sais qu'il y a des filles de joie dans l'immeuble ?

 

Bernard :   Ce sont de vraies prostituées ? Je m'en doutais ! Comment en es-tu sûre ?

 

Laurence : C'est Madame Tissot qui les a vues.

T' avais raison.

 

Bernard : On peut lui faire confiance ?

 

Laurence : C'est une femme assez sûre d'elle. Encore qu'il faut se méfier des femmes divorcées !

 

Bernard : Oh, il y en a tant ! C'est gênant, tout ça! Il faut porter plainte, mais avec des preuves.

Laurence : Quelles preuves veux-tu avoir ? Á moins de te faire passer pour un client... mais elles te connaissent !

 

Bernard : T' es folle ! En plus elles sont trop laides ! Faut vraiment en avoir envie !

 

Laurence : Je disais ça pour voir ta réaction. Et si elles étaient un peu mieux, t'en aurais envie ?

 

Bernard : Par les temps qui courent, avec toutes ces maladies...

 

Laurence : Si tu ne risquais rien, ça te tenterait ?

 

Bernard :   Mais enfin, où veux-tu en venir ?

 

Laurence : Ça m'interroge ! C'est tout.

 

Bernard :   Parlons d'autre chose si tu veux bien! Je contacterai mon avocat pour voir ce qu'on peut faire. Ce qui me préoccupe plutôt, c'est la proposition de Ribon. Je me demande s'il parlait sérieusement quand il a dit que je pourrais peut-être reprendre le service de Maillard.

 

Laurence : Tu le sauras ce soir. Ça ne changerait pas grand chose à notre vie... Dis-moi Bernard ! T'as déjà été   voir une putain ?

 

Bernard :   Ça ne te regarde pas ! Enfin, non, bien sûr! Mais qu'est ce qui te prend ?   Qu'est-ce que c'est que ces lubies ?

Laurence : C'était juste pour essayer de comprendre comment ça se passe.

 

Bernard :   Si ce n'est que ça, des amis m'ont déjà raconté. Enfin ça n'a rien de bien intéressant, à ce qu'il paraît.

 

Laurence : Ça dure combien de temps ?

 

Bernard :   Quoi ?

 

Laurence : Avec la putain.

 

Bernard : Arrête, avec ces questions ! Je ne sais pas, moi , un quart d'heure !

 

Laurence : Et qu'est-ce qu'elle fait ? Enfin je veux dire comment elle s'y prend pour que l'homme, il ... enfin pour que l'homme ait envie, tu comprends ce que je veux dire ?

 

Bernard : Tu devrais sortir un peu. Je crois que ces histoires-là te montent à la tête. J'ai envie de parler d'autre chose. Tu sais, si j'obtiens le service de Maillard, nous pourrons déménager.

 

Laurence :   Ce serait bien ! Comme ça on pourrait avoir une vie sexuelle plus épanouissante !

 

Bernard : Mais qu'est-ce qui te prend, Laurence ? Je ne t'ai jamais vue aborder ces sujets. Tu sais, au bout de vingt-ans, c'est normal que ce ne soit plus tout à fait comme au début.

 

Laurence : (se levant et prenant une pose aguichante) Tu veux faire l'amour, chéri ?

 

Bernard (effrayé) : Maintenant ? T'as envie ?

 

Laurence :  Non, pas du tout, mais justement, c'est ça qui est intéressant !

 

Bernard : Je dois téléphoner à Maillard.

 

Laurence : Un dimanche ? Ça pourrait peut-être attendre un quart d'heure, le temps de vaquer à nos occupations sexuelles.

 

Bernard : Bon, pour une fois que tu me le proposes, pourquoi pas ?

 

Ils se lèvent et se dirigent vers la chambre. La scène est vide

Noir

 

On entend monter dans l'escalier.

 

Voix d'homme ( off ): Carmen ( plus fort) Carmen. ! Salope (montée rapide puis claquement de porte.)

 

 

Parution en 2015

Le livre

 

LA CHARLITUDE, ÇA N'EXISTE PLUS

de  Martina Charbonnel

107 pages noir  et blanc 14,85x21 illustrations N et B

9,80 €

 ISBN  : 979-10-90342-21-7

 2014

 

MOUVEMENT CONJONCTION

L'avant-garde en peinture

Auteurs :

Georges Koutsandréou et Martina Charbonnel


Le livre MOUVEMENT CONJONCTION Bannière 648x6

153 pages couleurs  format A4 39,59 €

ISBN : 979-10-90342-19-4

2013

 CLONITUDE

de  Martina Charbonnel

Roman ( écrit en 1997)

200 pages(14,8x21cm)  16 €

979-10-90342-16-3

2012

Le livre L\'enterrement du dernier peintre

L'enterrement du dernier peintre

de Martina Charbonnel


Livre sur l'art contemporain

283pages 14,85x21 16 €

ISBN :  979-10-90342-08-8

 

Le livre L\'injection létale

L'injection létale

Les dangers d'une loi sur l'euthanasie

de Martina Charbonnel

109 pages  14x85x21  11,50 €

 ISBN  979-10-90342-12-5


Vague rose sur fond noir

de Martina Charbonnel

Politique  ; élections 2012

247 pages 14,8 X 21

14,50 €

  ISBN  :979-10-90342-07-1


Du vent et des larmes

de Tramontane ( Martina Charbonnel)

Politique : élections de 2007

193 pages 11x17

11€

 ISBN : 979-10-90342-06-4

 2011

Bagages accompagnés

de Martina Charbonnel 

Théâtre  (1994)

62 pages  14,8x2  12€

ISBN: 979-10-90342-05-7

 

Tapage nocturne

de Martina Charbonnel

Théâtre (1995)

111 pages   12 €

ISBN : 979-10-90342-04-0

 

Jeu de l'Oie

de  Martina  Charbonnel

Théâtre  (1985)

68 pages 14,85x21  11€

ISBN : 979-10-90342-03-0

 

La sourcière

de Martina Charbonnel

Théâtre (1985)

59 pages 14,85x2  11€

ISBN : 979-10-90342-02-6


Fais le beau !

de Martina Charbonnel

Théâtre (1985)

68 page 14,85x 21  11€

 ISBN : 979-10-90342-02-6

 

Théâtre I et II

de Martina Charbonnel ( 1984)

"Tombe amoureuse"

 "Faux-fuyant "

73 pages  11€

ISBN : 979-10-90342-00-2

 

La maternelle

 de Martina Charbonnel

Théâtre ( 1985)

80 pages  14,85x21  11 €

978-2-9536608-9-0


2010

Les meubles parlent

de Martina Charbonnel

Théâtre  (1993)

112 pages 14,8 X 21  13 €

 ISBN : 978-2-9536608-8-3

 

Gens d'entresol

de Martina Charbonnel

Théâtre  ( 2004)

82 pages  14,8x21  11,60 €

  ISBN : 978-2-9536608-7-6

 

UNe aventurière de Dieu

Le livre Une aventurière de Dieu

Une aventurière de Dieu

de Martina Charbonnel (2009 )

Témoignage spirituel

266 pages  16 €

 ISBN 979-10-90342-12-5

 

La grognasse

Le livre La grognasse

La grognasse

 de Martina Charbonnel

Roman humoristique 

 152 pages   12,50 €

ISBN : 979-10-90342-09-5

 

La Toile

Le livre La Toile

La Toile

de Martina Charbonnel

Théâtre :  (2007)

93 pages 14,85x21 10,10

 ISBN  : 978-2-9536608-3-8

 

Gigaconsom 

de Martina Charbonnel

  Théâtre  ( 2005)

Édition 2015 :

79 pages  14,5x21  9,60 

ISBN : 979-10-90342-23-1


L'être aimé invisible

de Martina Charbonnel

Amour et métaphysique

152 pages 11x17  9 €

N° ISBN : 978-2-9536608-4-5

Libérez Dieu  ! Lettre ouverte à Dieu

de Martina Charbonnel

123 pages 11x17

9,53 €

 ISBN :978-2-9536608-1-4